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Management RH : Qui est concerné par l'entretien professionnel ?


L’entretien professionnel doit être mis en place dans toutes les entreprises, quel que soit son effectif. Il concerne tous les salariés (quelle que soit la nature de leurs contrats : CDD ou CDI) et tous les employeurs sont concernés par l’entretien professionnel. Dans la réalité, compte tenu de la périodicité des entretiens, les salariés sous CDD seront rarement concernés. L'entretien professionnel s'applique quelle que soit la nature du contrat de travail : CDI, CDD, les contrats aidés (contrat unique d’insertion), les contrats de professionnalisation et les contrats d’apprentissage.



Qui est concerné ?

Important : L'entretien professionnel devra être organisé lorsque le salarié reprend son activité à l'issue d'un congé de maternité, d'un congé parental d'éducation, d'un congé de soutien familial, d'un congé d'adoption, d'un congé sabbatique, d'une période de mobilité volontaire sécurisée, d'une période d'activité à temps partiel, d'un arrêt longue maladie ou à l'issue d'un mandat syndical.

Qui conduit l’entretien professionnel ?
Sources : UNIFAF
Directeur d’établissement, DRH, gestionnaire RH, responsable formation, encadrant, manager de proximité…, le choix est libre et dépend de l’organisation de l’entreprise et des moyens mobilisables.

Dans tous les cas, la personne choisie devra non seulement disposer de qualités relationnelles, d’écoute, d’analyse mais aussi d’une connaissance suffisamment précise des activités de l’entreprise, de son environnement, de ses métiers, des évolutions prévisibles, des modalités d’accès à la formation des salariés. Cela lui permettra de présenter les évolutions des métiers et des emplois dans l’entreprise, de repérer les souhaits d’évolution du salarié et de lui proposer les actions pertinentes afin de renforcer ses qualifications ou de développer ses compétences en s’appuyant sur les dispositifs mobilisables : plan de formation, bilan de compétences, Compte Personnel de Formation, mobilité interne…

Qui pour effectuer l’entretien ?
Sources : AFDAS
Selon la taille et l’organisation de l’entreprise, deux possibilités de conduire l’entretien existent.
Le manager de proximité peut conduire l’entretien, notamment s’il est effectué à la suite de l’entretien annuel.
Les Ressources Humaines peuvent également s’en charger. C’est à l’entreprise de décider quel est le meilleur choix, en termes de temps passé et de formation à la conduite d’entretien.


A savoir : Suite à la loi n° 2015-994 du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l'emploi : les parcours professionnels des élus et des titulaires d’un mandat syndical sont valorisés notamment, dans certains cas, via l’entretien professionnel.

Quel rôle pour le manager ?

Le manager joue un rôle dans l’information, l’accompagnement et la formation de son équipe et dans l’élaboration du projet professionnel de ses collaborateurs.  Dans la pratique, les rôles des managers, lors de l'entretien professionnel, varient d'une entreprise à une autre. C'est à la fonction RH que revient le rôle de définir le périmètre d'intervention et de responsabilité du manager.


Comment en parler aux salariés ?

Le guide pratique de la formation professionnel, édité par le ministère du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle propose ce message aux entreprises.

Envoyer un e-mail à l’ensemble des collaborateurs
Afin de faciliter le passage au nouveau dispositif, il est conseillé de prendre les devants. L’envoi d’un e‐mail à l’ensemble des collaborateurs annonçant la réforme, son calendrier et ses impacts, permettra de donner une première information.

Afficher des posters d’information
Pour informer vos salariés, il peut être judicieux de mettre en place des affiches sur les lieux de communication et les lieux de repos de l’entreprise. Vous trouverez des exemples de fiches pédagogiques sur le site www.moncompteformation.gouv.fr, espace employeur.

Solliciter les instances représentatives du personnel
Les IRP, dont le rôle est de renforcer le dialogue employeur‐salarié, peuvent informer et orienter les salariés. N’hésitez pas à les solliciter.

Les points clés à évoquer avec vos salariés :
Une formation qualifiante avant tout
Peuvent être suivies, dans le cadre du compte personnel de formation, les formations dites «qualifiantes» (conduisant à une qualification ou une certification, accompagnant la validation des acquis de l’expérience ou permettant l’acquisition d’un socle de connaissances et de compétences). Les listes officielles des formations accessibles sont consultables sur l’espace personnel du site www.moncompteformation.gouv.fr.

Accès direct sur internet
Dès le 5 janvier 2015, chaque salarié pourra activer son compte personnel de formation sur le site ww.moncompteformation.gouv.fr. Il y consultera librement le nombre d’heures acquises ou encore les listes de formations possibles.

24 heures de formation chaque année
L’acquisition des heures de formation est proportionnelle au temps de travail.
Tout salarié à temps plein acquiert 24 heures par an pendant cinq ans, puis 12 heures par an pendant trois ans, jusqu’à ce que le plafond de 150 heures soit atteint. Les heures de formation acquises par le passé au titre du droit à la formation (DIF), non consommées au 31 décembre 2014, sont communiquées par l’employeur à son salarié. Elles peuvent être déposées sur le compte personnel de formation lors de l’inscription par le titulaire et pourront être utilisées jusqu’au 31 décembre 2020.

Pour tous les salariés, tout au long de leur vie
Le compte personnel de formation est ouvert pour tous les salariés et demandeurs d’emploi, dès l’âge de 16 ans et jusqu’à la retraite. Le compte est attaché à la personne. Les droits acquis sont conservés tout au long de la vie professionnelle, même en cas de changement d’entreprise ou de chômage.

Libre utilisation hors temps de travail
Pendant le temps de travail, l’autorisation de l’employeur est nécessaire sur le contenu et le calendrier de la formation, sauf cas prévus par la réglementation. En revanche, si la formation se déroule hors temps de travail, le salarié peut mobiliser son compte personnel de formation sans avoir à demander l’autorisation de son employeur.

Un conseil pour évoluer professionnellement
Avant de débuter un processus engageant, comme une formation ou une validation des acquis de l’expérience (VAE), le salarié peut faire appel au conseil en évolution professionnelle (CEP). Il permet de bénéficier d’entretiens gratuits et confidentiels avec des spécialistes de l’évaluation des compétences, de l’emploi et de la formation.
Le salarié y est accompagné pour évaluer ses atouts, pour répondre à ses questionnements sur ses acquis et étudier ses possibilités d’évolution professionnelle. Toutes les informations utiles sur le CEP sont disponibles sur www.travail‐emploi.gouv.fr.