Les positions de vie


Concept issu de l’analyse transactionnel (AT).

Les positions de vie peuvent se traduire comme étant l'attitude générale que l'on adopte en fonction de l’estime que l’on a de soi et, de l'estime que l'on a des autres.

En appliquant cet outil de communication au management, cela revient à dire que la relation instaurée entre un manager et un collaborateur est fortement influencée par la représentation que chacun se fait de l'autre et de cette relation.

Quelle valeur (estime de soi) s’accorde le manager quand il est face à un collaborateur ? Quelle valeur (estime de soi) s’accorde le collaborateur quand il est face à un manager ? Quelles conséquences en termes de comportement : supériorité, infériorité ou réciprocité ?



Les positions de vie
Les positions de vie varient en fonction de la situation, du contexte, de l'interlocuteur et des sujets.
Elles reposent sur des "croyances" lentement échafaudées à partir de nos expériences,

Par exemple, un jeune manager, face à un collaborateur expérimenté, peut se mettre en position d’infériorité. L’inverse est aussi vrai : Un jeune manager diplômé peut se survaloriser face à un collaborateur autodidacte expérimenté. Dans les deux cas, c'est probablement le manque de confiance en soi, conscient et inconscient, qui est à l'origine des deux comportements. Mais il n'a pas les mêmes effets en fonction de l'estime "générale" que s'accordent ces deux managers.

Toutefois, il est probable, lorsque le manager à une image de lui «extrêmement négative » (tendance à se dévaloriser) ou « hautement positive » (tendance à se surestimer) qu’un comportement général émerge dans sa façon de se « positionner » par rapport à ses collaborateurs.

En effet, le manager adopte une position de vie de base qui influence ses comportements et une bonne partie de ses relations avec son équipe. Prendre conscience d'une position de vie « de base » inappropriée, c'est s'accorder une formidable opportunité d'être plus efficace (pour les pragmatiques !) ou d'être plus aimés (pour les idéalistes !) et dans tous les cas, d'être reconnu comme un manager communicant.

Un manager empathique (à l’écoute) et assertif (respect des autres, maîtrise de soi) est le plus généralement en position +/+ vis-à-vis de ses collaborateurs. La recherche d’un rapport de réciprocité est une bonne garantie pour être dans une position de type « gagnant/gagnant ».

Lors d'un entretien, un manager peut se positionner, par rapport à son collaborateur, des manières suivantes :

Une représentation positive est égale à OK+ et une représentation négative est égale à OK-

OK+ (manager)/OK+ (interlocuteur)
OK+/OK-
OK-/OK+
OK-/OK-

Exemples :

Manager + et collaborateur + (relation gagnant/gagnant)
Attitudes de coopération, de rapport de réciprocité, d'échange, d'ouverture d’esprit et de dialogue

Manager + et collaborateur -Attitudes de supériorité, de domination, de rapport de force. Communication descendante et monologue

Manager - et collaborateur +
Attitude d'infériorité, de dépendance, manque d'estime de soi et/ou manque de confiance en soi.
Pas de prise de responsabilité, Laisser-faire, refus du conflit, arrangeant.

Manager - et collaborateur -
Passivité, résignation, désengagement, retrait, évitement, découragement. Pas d’échange