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Plan national d’action concerté pour l’emploi desLes cinq objectifs du plan national d'action
Par ce plan d'action, l'État entend donner une lisibilité et une impulsion plus grandes aux politiques menées, mettre en oeuvre les avancées prévues par les partenaires sociaux et apporter, dans les domaines de responsabilité qui sont les siens, des moyens accrus en matière de retour à l'emploi des seniors. Pour cela, en complément des redéploiements, une nouvelle enveloppe budgétaire de 10 millions d’euros supplémentaires est d’ores et déjà réservée à la mise en oeuvre du plan en 2006 et cet effort budgétaire sera poursuivi au cours des années suivantes. Ces 5 principaux objectifs sont déclinés en 31 actions concrètes :
Utiliser le compte épargne temps pour aménager sa fin de carrière Promouvoir la retraite progressive Renforcer le caractère incitatif de la surcote Elargir les possibilités de cumul emploiretraite pour les bas-salaires Zoom sur l'action n° 5 : Les entretiens de seconde partie de carrière
La gestion des ressources humaines doit être une réalité du début à la fin des carrières. Elle permet, par l’anticipation des possibilités d’évolution professionnelle, une véritable sécurisation des parcours. Elle assure à l’entreprise un examen régulier des capacités professionnelles de ses salariés, et garantit aux salariés une écoute approfondie de leurs souhaits en terme d’évolution de carrière, au sein d’une même entreprise, d’une même branche ou d’un même territoire.
Article 5 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Chaque salarié a droit, à l'occasion de l'entretien professionnel, prévu par l’accord national interprofessionnel du 5 décembre 2005 précité et de ses avenants, qui suit son 45ème anniversaire et ensuite tous les 5 ans, à un entretien de deuxième partie de carrière destiné à faire le point avec son responsable hiérarchique, au regard de l'évolution des métiers et des perspectives d'emplois dans l'entreprise, sur ses compétences, ses besoins de formation, sa situation et son évolution professionnelle. Il est destiné à éviter toute pratique discriminatoire liée à l'âge dans les évolutions de carrière ainsi qu'à permettre au salarié d'anticiper la seconde partie de sa vie professionnelle, et a notamment pour objet d'examiner les perspectives de déroulement de carrière du salarié en fonction de ses souhaits et au regard des possibilités de l'entreprise. Cet entretien, distinct des entretiens d’évaluation éventuellement mis en place par l’entreprise, a lieu à l’initiative du salarié, de l’employeur ou de son représentant. 1- Les branches professionnelles définissent les modalités : • de mise en oeuvre de ces entretiens, • d’information des instances représentatives du personnel, lorsqu’elles existent, sur les modalités de mise en oeuvre de ces entretiens, • d’inscription, à l’initiative du salarié, des conclusions de cet entretien dans une annexe séparée à son passeport formation tel que prévu par l’avenant n°1 de l’accord national interprofessionnel du 5 décembre 2003. 2- Les accords de branches et d’entreprises précisent les points à aborder lors de cet entretien, notamment ceux visés au 1er et 2e alinéa du présent article, au-delà de ceux déjà prévus dans le cadre de l’avenant n°1 à l’accord national interprofessionnel du 5 décembre 2003. » Article 8 de l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi : « Afin d’encourager la définition d'un projet professionnel pour la seconde partie de sa carrière, après vingt ans d'activité professionnelle et, en tout état de cause, à compter de son 45ème anniversaire, tout salarié bénéficie, à son initiative et sous réserve d'une ancienneté minimum d'un an dans l'entreprise qui l'emploie, d'un bilan de compétences. Les financements liés à ces bilans de compétences peuvent être assurés soit par l'entreprise elle-même, dans le cadre de sa contribution au développement de la formation professionnelle continue, soit par l'OPCA ou l'OPACIF concerné. Dans ce cadre, il appartient au conseil d’administration des OPACIF de déterminer une enveloppe budgétaire annuelle affectée à la prise en charge de ces bilans de compétence et d’organiser une prise en charge accélérée des dossiers des salariés de plus de 45 ans. » L’État accompagnera l’action des partenaires sociaux par une mobilisation des centres interinstitutionnels de bilans de compétences (CIBC) dans le cadre d’une politique de développement des bilans en faveur des seniors. Pour les seniors demandeurs d'emplois en particulier, l'agence nationale pour l’emploi (ANPE) aura une action particulière pour les plus de 45 ans et réservera un quota de places significatif de bilans de compétences approfondis au sein des CIBC et autres organismes habilités. L'ANPE conclura un accord cadre avec la fédération des CIBC avec des déclinaisons régionales et locales.
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Bonnes pratiques pour favoriser le maintien ou le retour à l'emploi des seniors