Le refus des prises de décisions arbitraires


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Refuser l’arbitraire (extrait « L’indispensable subjectivité de l’évaluation » François-Marie GERARD – BIEF)

Lors de ses appréciations, un manager doit rechercher à appliquer quatre règles d’or, trop RAREment mises en œuvre :

- Recherche de faits (et analyse uniquement des faits)
- Abstraction de tous ressentiments personnels
- Refus de prendre des décisions arbitraires
- Explication des décisions (donner du sens … pourquoi)

Rappelez-vous !
Les décisions efficaces se basent sur le recueil et l’analyse factuelle d’informations fiables afin de viser efficacité et équité.

Comme nous l’avons déjà vu, les décisions qui vont découler de l'évaluation sont importantes, et il nécessaire, dans un souci d’équité, de prendre les "bonnes décisions. Il est donc nécessaire que l'évaluation se déroule de façon rigoureuse, précise, complète, etc. Plus encore, il est souhaitable que l'évaluation se fonde sur la réalité, et non pas sur l'impartialité de l'évaluateur. Et il faut reconnaître que l'arbitraire est malheureusement présent dans de nombreuses opérations d'évaluation.

Dans le monde professionnel, si la rémunération est liée à l'évaluation des compétences, il y a un réel danger qu'elle ne dépende en fait que de jugements sur la personne et non pas sur les compétences. Pour lutter contre ces constats, un seul souhait : une évaluation objective.
On ne peut pas oublier qu'évaluer, c'est avant tout donner du sens au résultat observé...

Avoir conscience de sa subjectivité
Il est vain de vouloir éviter cette subjectivité. Bien plus, il faut en avoir pleinement conscience.
Mais il faut être réellement conscient des choix qui sont faits, savoir pourquoi on fait tel choix plutôt qu'un autre, savoir quelles sont les implications des choix effectués, vérifier que ces choix permettent de préparer la décision consécutive à l'évaluation de la manière la plus rigoureuse possible...
Finalement, ce que l'on peut reprocher la plupart du temps aux évaluations telles qu'elles sont pratiquées, ce n'est pas leur subjectivité, mais le flou dans lequel elles se déroulent. Des choix sont faits, mais ils ne sont pas clairement désignés en tant que tels, ne sont pas rendus transparents. La subjectivité est donc inévitable dans tout processus d'évaluation, mais elle est aussi indispensable.

La question de la subjectivité reste posée puisqu’il n’y a pas d’observation sans sujet qui observe et qui juge. Le jugement est un énoncé singulier, d’un cerveau qui n’est pas vierge. En ce sens, il y a toujours une part de subjectivité. La vérité du collaborateur évalué n’a pas à être remise en cause, c’est sa vérité … en revanche, ce qui doit être irréfutable, c’est l’objectivité de la démarche, la réalité des faits ou des comportements, la caractère évident des résultats.